LQJ, Courrier des lecteurs
01/03/11 08:20
La technologie nucléaire n’est plus à la hauteur des espérances qu'elle suscitait. D'une part, elle sera dans l'impossibilité de combler le retard pris par son lobby dans la planification du renouvellement des anciennes centrales et d'autre part, elle ne pourra pas garantir l'autonomie électrique de la Suisse.
Tel est le message principal qui émanait jeudi dernier à Glovelier du débat sur l’avenir du nucléaire en Suisse. Débat fort intéressant avec deux orateurs, le Professeur Püttgen de l’EPFL, prônant la construction de grandes centrales ainsi qu’Isabelle Chevalley, d’écologie libérale, docteure en chimie, et partisane de l’éradication de la technologie nucléaire.
Nous avons assisté à cette occasion à une assemblée que je qualifierais de convaincue par l’avenir florissant que nous réserve le domaine des énergies renouvelables en Suisse (comprenant principalement l’hydraulique au fil de l’eau, la géothermie, la biomasse, le solaire, l’éolien, la cogénération), mais surtout par la mise en place volontariste de mesures d’efficacité énergétique (telles que le remplacement des appareils énergivores, l’amélioration de l’isolation dans le bâtiment, l’optimisation des chauffages) et d’économies d’énergie (réduction de la gourmandise énergétique des appareils en veille, interdiction des ampoules à incandescence, etc…).
Chiffres à l’appui, Mme Chevalley a montré à l’assemblée qu’à elles seules ces 3 mesures nous éloignent des dangers inhérents à la technologie vieillissante de l’atome. Elles répondent, non seulement à une autonomie électrique, mais aussi à un approvisionnement sûr qui ne dépend pas de l’étranger et des problèmes géopolitiques imprévisibles.
Enfin, même le mythe du kWh nucléaire bon marché a été ébranlé. Nous avons appris que depuis plus de 30 ans que nous utilisons l’atome, personne n’a été capable de calculer le coût exact de ce kWh (postulat de Gisèle Ory et réponse du Conseil fédéral). Si on incluait le coût effectif du démantèlement, une assurance des installations telle qu’elle est exigée pour d’autres constructions ainsi que l’entreposage des déchets le prix se situerait très probablement plus près du franc que des centimes de franc.
Christophe Terrier, Dr en physique, Bassecourt
Tel est le message principal qui émanait jeudi dernier à Glovelier du débat sur l’avenir du nucléaire en Suisse. Débat fort intéressant avec deux orateurs, le Professeur Püttgen de l’EPFL, prônant la construction de grandes centrales ainsi qu’Isabelle Chevalley, d’écologie libérale, docteure en chimie, et partisane de l’éradication de la technologie nucléaire.
Nous avons assisté à cette occasion à une assemblée que je qualifierais de convaincue par l’avenir florissant que nous réserve le domaine des énergies renouvelables en Suisse (comprenant principalement l’hydraulique au fil de l’eau, la géothermie, la biomasse, le solaire, l’éolien, la cogénération), mais surtout par la mise en place volontariste de mesures d’efficacité énergétique (telles que le remplacement des appareils énergivores, l’amélioration de l’isolation dans le bâtiment, l’optimisation des chauffages) et d’économies d’énergie (réduction de la gourmandise énergétique des appareils en veille, interdiction des ampoules à incandescence, etc…).
Chiffres à l’appui, Mme Chevalley a montré à l’assemblée qu’à elles seules ces 3 mesures nous éloignent des dangers inhérents à la technologie vieillissante de l’atome. Elles répondent, non seulement à une autonomie électrique, mais aussi à un approvisionnement sûr qui ne dépend pas de l’étranger et des problèmes géopolitiques imprévisibles.
Enfin, même le mythe du kWh nucléaire bon marché a été ébranlé. Nous avons appris que depuis plus de 30 ans que nous utilisons l’atome, personne n’a été capable de calculer le coût exact de ce kWh (postulat de Gisèle Ory et réponse du Conseil fédéral). Si on incluait le coût effectif du démantèlement, une assurance des installations telle qu’elle est exigée pour d’autres constructions ainsi que l’entreposage des déchets le prix se situerait très probablement plus près du franc que des centimes de franc.
Christophe Terrier, Dr en physique, Bassecourt